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Le droit Financause

Le droit des Maîtres à Valet, ne dit pas son nom !

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Le droit des Maîtres à Valet, ne dit pas son nom !

© Représentation du maître à valet

Message sur le répondeur de Là-bas si j'y suis le 06/10/05 : On assure les actionnaires durée 48 s.

Jamais auparavant, les hommes n'ont été aussi loin dans la connaissance et cela dans tous les domaines. Quelles que soient les sciences (humaines, physiques, économiques, médicales)… la société humaine accumule les savoirs. Nous en sommes à un tel stade, que l'individu cultivé, pourrait s'affranchir de presque toutes les idéologies qui ont marqué les derniers siècles pour s'approprier l'étape suivante, l'émancipation.

 

Nous pourrions espérer rechercher raisonnablement les solutions aux défis qui attendent « l'Homme des performances » qui connaît sans peine ses points forts et ses travers grâce aux philosophies, aux sciences humaines, aux différents idéo politiques, économiques et religieux …

 

Comme aucune autre civilisation avant nous. Aucune autre non plus, n'a disposé des moyens qui sont les nôtres. Nous sommes à un tel niveau de production, que chaque individu pourrait espérer ne travailler que quelques heures par jour pour suffire à sa peine. Aussi, pourrions-nous à loisir, pendant le reste du temps, cultiver les gris pâturages de l'esprit dont les pensées nourriraient d'un ferment productif les générations des bas-fonds et celles qui sont à venir, pour s'affranchir de toute aliénation afin d'atteindre la liberté consentie et l'autonomie librement choisie.

Autrement dit, tout en étant aussi mauvais que nous le sommes à résoudre nos problèmes d'exploitation humaine des hommes par les hommes et des hommes de la Nature, nous pourrions utiliser la même énergie à nous pourrir la vie de générosité jusqu'à saturation ! La lutte la plus juste, le combat le moins inutile dans la perfection la plus inatteignable c'est encore de choisir «le moins pire». Entre deux, le pauvre préférera vivre et mourir par le beaucoup trop que du pas assez..

Paul TOMBALE

Si je m'enrichis dans un système où l'Etat providence recule, je le fais forcément au préjudice et au détriment de quelqu'un ou de quelque chose alors quand on gagne déjà des dizaines de fois le salaire minimum, il est dommageable de multiplier ce coefficient ! Certains ont besoins de flatter leur ego. De prendre et d'exercer le pouvoir. L'élévation du genre humain traduisant la réussite par l'exploitation. Ces valeurs nous les apprenons à tous les stades de la vie en passant par l'école jusqu'au milieu professionnel et même familial ! Ce droit qui ne porte pas son nom existe, dilué à tous les étages de notre système et dans chaque être qui le porte en incarnant à son échelle un tirant économique, conférant à celui qui le détient un droit s'exerçant sur l'autre de manière croissante en même temps que décroît la valeur économique intrinsèque (de l'autre et même de son prochain).

 

Ce droit, je vais l'appeler "le droit Financause", qui est une moyenne de plusieurs paramètres, dont le principal est représenté par la finance. Ce droit Financause permet de profiter et de jouir de l'énorme concentré de savoir faire et de mise à disposition des moyens (qui sont colossaux) que peut donner une société à haut rendement, des ressources naturelles, matérielles, humaines, énergétiques, comme on sait le faire de nos jours. Plus je suis riche, plus je peux m'offrir des situations sortant de l'ordinaire. Plus je suis riche, plus j'obtiens de collaboration directe ou indirecte de service, de personne, d'énergie, de savoir faire etc. Pour un individu, la possibilité de recevoir la commande d'une pizza en plein désert par avion porteur pourrait illustrer ce droit Financause que l'individu lambda ne possède pas de cet ordre ni de cette grandeur-là.

 

La société de consommation est bâtie pour permettre une production et une consommation de masse des services offerts. Mais pour cela, il faut accumuler et augmenter au maximum ce droit Financause et là nous ne sommes pas tous égaux. Ce droit n'apparaît nulle part dans les écrits, les règles, les lois et pourtant il nous accompagne durant toute notre vie, dans nos moindres déplacements, décisions etc. Toute la société est organisée pour en régir la jouissance et pourtant ne le reconnaît pas officiellement. Sujet tabou, ce droit est organisé de manière subtile, sophistiquée, nous l'avons intégré comme élément constitutif de notre environnement au même titre que l'eau ou l'air. Il ne nous viendrait pas à l'esprit de le remettre en cause, biaisant tous les autres, même les plus fondamentaux comme les droits de l'homme, pour ne citer que celui-là.

 

Je m'explique. Le droit Financause, est un droit à géométrie variable, variant d'un individu à l'autre, variant aussi dans le temps pour un même individu. Tant que j'ai de l'argent, tant que je peux en disposer, je possède et valide ce droit Financause qui va s'exercer sur ceux qui sont en attentes de ce droit. Exemple : Tant que je dispose des moyens de promener en avion et de faire le tour du monde, il y aura une armada d'engins volants, de personnels qualifiés prêt à répondre à mes sollicitations. Ces personnels sont eux-mêmes en attentes de constitution de droit Financause pour leur permettre à un moment donné de profiter à leur tour… Véritable système d'horlogerie, ce n'est pas un simple échange de services ou de procédés. Cet échange comporte l'adhésion de tous les acteurs malgré son caractère pernicieux et coercitif par certains aspects.

 

Démonstration : Un individu, fait valoir un droit Financause, il loue une belle et prestigieuse suite dans un hôtel afin d'y passer un séjour. Il obtient la collaboration volontaire moyennant finance, de toute la structure hôtelière. Mais collaboration volontaire n'empêche pas la contrainte. Combien de salariés de cet hôtel travaillent par obligation ? Dans l'hôtellerie comme dans d'autres secteurs, les personnes exercent un travail tout simplement pour vivre. Comble d'ironie, les agents de service (individus assurant l'entretien) n'auront jamais suffisamment de droit Financause à faire valoir pour louer la suite du même hôtel. Autrement dit, notre organisation nous contraint à travailler par les conditions du marché. Pour un même rendement qualité, le droit Financause obtenu sera différent d'un individu à l'autre, nous dévoilant un autre aspect négatif, celui d'une forme d'injustice, partiale et différenciée. Il biaise les droits fondamentaux dont un stipule en préambule 'naissent libres et égaux en droits' mais pas en droit Financause, biaise même les droits définis par notre Constitution. Par principe, la Justice met sur le même pied d'égalité, les humains, ceux qui n'ont pas beaucoup de valeur Financause et les autres. Il est plutôt rare que le faible l'emporte sur le fort. Ne serait-ce que pour s'offrir les services d'un bon avocat pour instruire une affaire délicate, pour obtenir réparation...

 

Dans les structures pyramidales, la partie supérieure profite souvent des privilèges. Le subterfuge consiste à justifier non plus du droit divin mais de responsabilités hors normes. Nous devons reconnaissance aux Multinationales et CONSORTIUM PATRONAL qui créent et donnent du travail, sans eux, point de salut. Le chantage est permanent. Une minorité de personnes appartenant à des hiérarchies diverses et à certaines catégorie d'actionnaires sans vergogne, confisquent le revenu du travail. Justifié par les slogans de l'idéologie, rabâchant que le travail épanouît l'individu ! Que l'entreprise existe et exige l'effort collectif ! Que les salariés sont les dignes représentants de l’Entreprise et qu’il faut y mettre un point d’honneur ! Pourtant, il est reconnu que le rendement du Super-PDG vaut plus que tout le savoir faire des smicards de son usine ! A lui tout seul, le PDG dispose d'une proportion considérable de droit Financause. Les médias et les politiciens font corps avec la nomenklatura des ‘super citoyens’, ce qui est choquant pour un gavroche d’arrière garde vestige de la Commune, l’est a contrario et paradoxalement encore plus pour les intellectuels proches de cette pensée qui ont intégré comme inéluctable et donc comme fatale, la casse sociale.

 

 

La doctrine : Au titre de la liberté, le libéralisme doit s’affranchir de toute règle, le débridage doit être total aux dépens des hommes eux-mêmes. Les Hommes ont porté ce modèle dans leur corps jusque dans leur coeur, insufflant la spirale vertueuse du ‘RDPPLPPLP’ Rapprochement Des Peuples, Par Le Peuple, Pour Le Peuple grâce au commerce et à la libre circulation est devenue (le modèle) cet hydre tout puissant en droit Financause de la financiarisation du vivant jusqu’au bouttis me…

Paul TOMBALE

Ce droit qui ne dit pas son nom introduit des variables, barèmes d'injustices communément admis. Il ne viendrait à l'esprit de personne de remettre en cause la différence de salaire entre individus ! Il y a un équilibre tacite traduit par le langage. Les uns emploieront les termes "de plus aisés et de moins aisés" et les autres parleront plutôt "de plus favorisés et de moins favorisés". Dans l'histoire, les arguments pour justifier cette différence ne manquent pas même après plus de deux siècles de la prise de la bastille. C'est au lendemain de la Guerre, avec les plans de relance et l'économie tournant à plein, qu'une diminution des écarts de salaire s'opérera des années 1950/55 jusqu'en 1973, date du 1er choc pétrolier qui va tout remettre en cause. L'écart s'était considérablement réduit et l'ascenseur social avait à peu près bien fonctionné comparé à la situation actuelle. Une des pistes mais ce n'est pas la seule et pas non plus la plus importante, mais qui n'est jamais abordé ou très peu, est celle du mythe de la réussite. Idée consistant à croire à la réussite en partant de zéro et de réussir dans les affaires. Cette perception est tenace et agit de manière subconsciente. Véritable phantasme qui a encore de beau jour devant lui. Conserve intacte l'idée que les individus ont une chance d'accéder au Nirvana de la réussite, quel que soit le niveau de départ.

Le Peuple "d'en bas" admet l'existence de niveau plus enviable et supérieure dans la mesure où sa propre condition lui est supportable et que des possibilités de s'élever socialement demeure.

Paul TOMBALE

 

Les possibilités réelles de s'élever s'amenuisent avec le recul de l'Etat Social mais la perception de cette dégradation en est à peine altérée tant la propagande libérale voile cette situation.

Elle voile tant et si bien qu'un consultant au revenu très modeste (SMIC) me confiait : "Quand je rentre chez moi le soir, une chape de plomb me tombe dessus, d'un seul coup, je me prend de face, toute la violence symbolique accumulé la journée. Au travail, mon esprit occupé n'a pas le temps de l'analyse. Les grands titres de la presse, parcourus à la va vite annonçant la suppression de la prise en charge des remboursements médicamenteux, de la baisse des prestations sociales, du chômage qui augmente, de la réforme nécessaire de la retraite, des indemnités de chômage, la sécurité sociale qui coûte cher malgré les réformes et la CSG. L'augmentation des honoraires des médecins, la réforme du code du travail…, les changements incessant des mes heures de travail d'une semaine à l'autre, les soucis quotidien à gérer dans l'urgence, les fins de mois difficiles… Tous ces petits rien en apparence, conservés en latence, au passage de la porte, sont ingurgités en une seule fois et ma vie d'individu non formatée, commence là dans un trois pièces sordide. Alors, un sentiment de révolte m'envahit, la violence symbolique devient réelle. Pour éviter de la faire rejaillir sur mon enfant, je le salue à peine et je parts m'enfermer dans les toilettes pendant 1/2 heure prétextant des coliques, le temps de faire la paix envers les autres et aussi avec moi-même. Le temps d'accepter ma lâcheté, celle d'avoir à vivre ce quotidien, sans broncher, sans pouvoir agir sur le cours des événements… Puis les informations du 20 heures. Naïvement, j'attends des explications d'une société qui s'occupe plus du taux de la bourse que du bien être des petites gens. Quant ils abordent le chapitre des grèves c'est pour mettre en avant la gêne des usagers mais rien sur les conditions de travail et sur les motivations profondes des travailleurs et surtout jamais rien sur le volet des salaires. J'ai chaque fois espoir d'avoir des réponses et d'être compris et que ma détresse soit partagée et reconnue. Au matin, après avoir digéré tous les maux, au passage du hall principal de l'immeuble, je redécouvre une société intacte, telle que le l'avais quittée la veille. Sur une des affiches énormes placardant les façades de panneaux publicitaires, se dégage un air de bien être, on y voit une famille heureuse, découvrant leur nouvelle cuisine intégrée, le tout dans un environnement idyllique, laissant entrevoir la campagne environnante à travers la fenêtre. Quel décalage avec ma réalité. Les voisins de palier me saluent de leur sourire, poliment emprunté. L'irréel désormais ce sont mes soucis. Comment ai-je pu me laisser inonder par mes angoisses ? Culpabilisant au passage de penser différemment. Mes griefs ne sont pas justifiés tant les personnes ont l'air normal et sans inquiétude. Tout fonctionne à merveille. Tel un mécanisme d'horlogerie. Le bus est à l'heure, le kiosque est ouvert comme d'habitude. Un homme sortant de la boulangerie se délecte du croissant chaud, un autre parcours rapidement le journal qu'il vient d'acheter. Une femme s'empresse d'héler un taxi. Les pigeons trônent sur la statue de Gavroche. Les cantonniers s'empressent de parcourir le pavé d'une longue chasse aux papiers abandonnés, accompagné du raclement du frottement de leur balai… C'est sûr, ce monde-ci va très bien, c'est moi qui perds la tête en fin de journée. De là, n'hésitant plus à m'engouffrer dans l'autocar, je pars travailler en bon travailleur discipliné pour assurer ma survie…".

 

Cet espoir d'ascension concerne tous les niveaux de notre société et, quant il est mis à l'honneur, c'est toujours sous un angle individuel. Je m'explique, quant les médias expriment le parcours ou la carrière d'un individu, qu'il soit de l'élite politique, du monde financier, religieux etc. Ils ne la doivent qu'à eu même. Autant dire que c'est une image d'Epinal, entretenue et véhiculée, nous créant là, les héros modernes, d'une guerre au culte non plus de la personnalité mais au "culte de l'individu" amenant à la forme de "l'individualisme extrême". Ne diminuant en rien le travail réel mené par ces personnes durant leur carrière, ne négligeant pas le charisme qu'elles dégagent ou imposent, elles oublient pourtant, ainsi que les médias et nous aussi, que la réussite n'est pas une chose personnelle mais le résultat d'une somme d'interactions circonstancielles de facteurs externes, comme l'école et le type d'enseignement, des enseignants, de l'apport du milieu social, du réseau fréquenté et dans une mesure plus large, de la nation tout entière, sans laquelle, il n'y aurait pas de structure, pas d'impôt, pas d'enseignant et donc pas de réussite. L'aspect du travail collectif est gommé pour ne montrer que la partie individuelle celle qui est facilement identifiable. Les acteurs clés qui ont permis cette réussite restent dans l'ombre surtout pour les individus externes au milieu; informations officieuses gardées pour les initiés qui sont une façon de faire du protectionnisme de classe. Rien n'est secret me direz-vous, les Grandes Ecoles sont connues, identifiées et ouvertes à tous. Pourtant les trois quarts des lauréats ne sont pas issus des couches populaires. Alors que ces mêmes couches, représentent un plus de la moitié des ménages. Là aussi, le Droit Financause vient jouer les troubles fêtes de la sélection. Ces écoles sont inabordables aux revenus modestes et les bourses ne suivent pas. Bien sûr, il y aura toujours l'exemple de l'élève issue de classe sociale défavorisée ayant réussie brillamment. Mais cela n'est pas représentatif ! Le mythe se nourrit des extrêmes pour masquer des réalités évidentes. Une métaphore illustre et met en évidence l'interaction des individus dans la réussite qui ne peut-être totalement individuelle dans la majorité des cas. Prenons une équipe de football. Elle n'est rien sans ses champions. Ces mêmes champions ne sont rien sans des coéquipiers et des entraîneurs de valeur; ils ne pourraient pas tirer leur épingle du jeu au point d'être reconnus comme joueurs hors normes. Le mythe vient masquer la réalité des statistiques en donnant au delà de toute raison l'espoir de la réussite comme une probabilité tout à fait acceptable.

 

Autre inégalité que l'on accentue par le moyen du droit Financause. "A travail égal, salaire égal !" Soit, quel est le barème qui reconnaît que la production et le rendement d'un cadre supérieur est sans commune mesure au rendu d'un maçon ou d'un plâtrier ? Tabou, ne posons pas les questions qui fâchent. Les personnes qui profitent le plus des droits Financause, sont-elles celles qui en produisent le plus ? N'oublions pas que le droit Financause se fait toujours au détriment de quelqu'un (qui rame quelque part, pour le confort d'un ayant droits mieux placé que lui). Généralement, les personnes très aisées vivent en profitant d'un système qui exploite non seulement les ressources de la planète mais aussi les ressources humaines. Quel est le mobile justifiant cette situation ? La situation sociale ? Professionnelle ? La personne qui prend l'avion, n'est permise généralement qu'à la classe aisée dans la hiérarchie socio-économique et inversement, le SDF (très pauvre en droit Financause), dans la rue à part peut-être son chien, n'aura pas une armada de personne prête à lui rendre service.

 

Les droits Financauses dégagent une possibilité de jouissance immédiate de services, d'acquisition matériels débouchant sur une forme de bien être et de bien naître, exercé par un pouvoir d'achat et de fortune donnant une place singulière à l'individu (doté de manière conséquente). Notre société est organisée par rapport à l'argent qui est l'énergie de la spéculation et du commerce. Nos valeurs morales, religieuses ou spirituelles ne peuvent rivaliser ou même s'affranchir. Il y a parfois même une collusion entre les valeurs morales, religieuses et l'Etat qui assume de moins en moins le rôle de Providence.

 

Ce droit Financause usurpe et biaise les autres droits reconnus aux individus. Devenant un passe-droit même dans les domaines où la finance ne compte pas ou peu. Permet en outre de disposer des autres de manière servile. l’Etat proscrivant de plus en plus les périodes de repos, au prétexte que la flexibilité donne du travail (bientôt, le dimanche et les jours fériés ne seront plus qu’un souvenir, non par leur disparition, mais par leur modification). Les premiers sacrifiés à perdre leur dimanche, seront bien récompensés, puis les autres s’y mettront pour des miettes.

Exemple : Je suis doté de droit Financause, je souffre du dos, je m'offre une cure de balnéothérapie dans un établissement alpin en Suisse à 100 000 Francs la semaine. Mais si je suis de classe modeste, victime de stress même d’origine professionnelle, ne me dispensera pas de la gratuité des soins et tout le monde trouvera ça normal, à commencer par notre Sécurité Sociale qui recule sous la pression des lobi pour laisser le champ libre aux compagnies d’assurance santé.

 

Le droit Financause est le plus attendu, le plus demandé et le plus méprisé aussi. Le souhaitant à soi-même et à son prochain. Perçu comme une performance et une réussite sociale. Reconnu en termes de progrès dans l'inconscient collectif, le droit Financause a un impact indéniable dans la vie ! Quelles sont les mesures prisent pour permettre au plus grand nombre d'en avoir ? En fait, les seules mesures prises et la conservation permise à une caste tout en évitant aux autres d’y accéder. L’adage, on ne prête qu’aux riches. L’argent appelle l’argent. Bien sûr il y a des exceptions, maintenant naïvement l’espoir d'éviter le tout financier et détournent les esprits. <<L'argent ne fait pas le bonheur ! Mais il y contribue fortement, dans un premier temps, puis vient celui de la frustration permanente>>.

 

Quand bien même, la concurrence libre, faussée ou non faussée, c’est un leurre total. Les établissements de la Finance, maintiennent un tel taux qu’elles englobent toutes les fluctuations du monde réel et virtuel, et quand un crac boursier vient sonner le glas, les petits porteurs font les frais de la correction. Les spécialistes parlent de pertes, mais combien analyseront le fonctionnement des vases communicants. L’argent des uns passe aux autres. Les petits porteurs moins bien conseillés, attendent la réaction des marchés pour réagir, mais qui donne le signal au marché ? Les gros voir très gros porteur. Pour des raisons X, mettent en vente sans prévenir ? Du coup, les petits porteurs mimant et singeant les gros. L’argent est perdu, mais pas pour tout le monde. La bourse est un vaste casino. Tous les jours des milliers d’individus perdent de l’argent dans les établissements de jeux Financause et seulement un petit pourcentage gagne. Pour autant, les casinos continuent leurs affaires lucratives et la bourse a de beaux jours devant-elle.

 

Comment rendre compte de la part d'injustice du droit Financause. Pour cela, il faut appartenir à la catégorie qui n'en possède pas ou si peu (l’Etat considère comme auto suffisant ceux qui dépassent le SMIC), pour ma part j'ajouterais les catégories qui suivent immédiatement, pour atteindre le seuil des environs de 1380 €(9000 Francs) de salaire mensuel) Pour les autres, subissant moins la violence et la coercition du phénomène, il est moins évidents d'en saisir le côté pernicieux de l’injustice induite. Il faut passer par un sevrage de la société de consommation et être en rupture avec elle. Après, l'aliénation au droit Financause devient plus évident. Le caractère violent, contraignant est plus perceptible et c'est à ce moment là qu'il peut être compris dans sa véritable identité. C'est aussi à ce moment-là que le détachement aux valeurs bassement matérialistes peut-être effectué de manière moins douloureuse et découvrir d’autres valeurs, plus sociales, plus spirituelles et environnementales.

 

Autre aspect inacceptable, il est discriminant:

Le droit Financause introduit des comparaisons et des différences directes et indirectes intolérables en portant discrimination entre les hommes. Subtilement, cette distinction n'est pas d'ordre social, raciale, religieuse ou physique ce qui permettrait à des lois en vigueur d'en combattre l'injustice mais tout simplement d'ordre économique. L'individu devient une "valeur marchande", "machine", "jetable". La mesure se restreint au coût du travailleur. Qu'il soit agent, technicien, ingénieur la différence peut aller jusqu'à 60 fois par rapport aux pays émergeant comme l'Inde ou la Chine. Du coup, nos multinationales délocalisent car un Français vaut X chinois, X indiens. Ce qui est inadmissible et impensable en termes de comparaison humaine devient non seulement tolérable mais légalement admis en droit Financause. Le dumping humain par l'argent, le dumping humain par les humains voulus par un système dont un tout petit nombre de personnes en tirent les très gros bénéfices, tapis derrière les écrans de la législation des affaires du commerce international…

Paul TOMBALE



Comment éviter de tomber dans l'excès du droit Financause ? Cette question est déjà une hérésie dans l'idéologie des marchands du temple libéral. Pourtant il faudrait bien prendre des mesures, car la planète ne supporte plus l'exploitation des ressources sans parler de la pollution. Le droit Financause débridé, permet tout et son contraire dans la mesure où un marché existe et qu'il est rentable. D'ailleurs qui crée le marché ? Les individus ou le contraire ? Quand la question est posée aux Marchands du Temple, ils répondent, " il y a une demande de la part des individus, il est normal que le marché s'adapte ". Quand la question est posée aux personnes sur qui s'exerce la pression du marché, ils répondent que c'est le marché qui a créé le besoin … Finalement peu importe qui a commencé, il y a un travail de sape mené par l'idéologie dont un des vecteurs principaux est la publicité, inondant et submergeant l'individu. La "pub", l'opium du consommateur ! Plus que de raison, vendeuse de chimères, tous ces projets fous du vouloir toujours plus, plus vite, plus loin, encore mieux dans tous les domaines. Cf. Lire la nouvelle "la Fusée" de Fraction Entité Populos.

Comment quantifier le droit Financause, qui en profite ? Dis-moi combien tu gagnes, je te dirais qui tu es ! C'est un peu ça le droit Financause. La richesse est un facteur primordial, mais pas le seul et pas indispensable.

Pour le quantifier, il faut comparer les trains de vie. Le droit Financause se décline en 2 aspects qui se succèdent et sont liés dans le temps.
Aspect 1 : Possibilité de jouir du droit Financause.
Aspect 2 : Jouissance du droit Financause. Facteurs déterminant dans la quantification.

Quelles sont les mesures pour combattre efficacement ce droit qui ne dit pas son nom dans l'organisation mondiale qui le met en scène. Peut-être la décroissance. Bien que le but de cette nouvelle forme d'économie et d'approche des problèmes n'a pas vocation première de réduire ou d'éliminer ce Droit Financause. Il le limiterait tout de même un peu dans une certaine mesure car comme nous l'avons vu plus haut, le droit Financause à forte valeur nuit l'environnement et la nature. Il faudrait changer le mode de penser pour changer de mode de vie.

Message sur le répondeur de Là-bas si j'y suis le 10/01/05 : "Mode de vie à changer" durée 0'43'' Votre navigateur ne peut lire le fond sonore de cette page

Le Droit Financause : Comment le définir ? : Le pouvoir de l'argent ne donne pas des droits au sens juridique du terme mais au sens financier; capacité et accumulation de jouissance que permet notre société de consommation. Ce droit est à tous les niveaux de notre organisation, il peut le plus, il peut le moins, il peut aider, il peut détruire. Les religieux le définissent comme le Diable, les économistes comme le nerf de la guerre. Les politiques comme le levier du pouvoir. Les sectes, comme un moyen d'aliénation, mais depuis peu, l'idéologie néo libérale c'est emparée de toutes ces définitions pour n'en faire plus qu'un amalgame, qu'elle applique tantôt à différents moments et tantôt à différents endroits, à dose subtile et adaptée.

 

L'argent, de par sa seule valeur, ouvre bien des portes sinon plus que ne le peut même la justice. Il faut alors à la justice des hommes toute la valeur humaine pour donner à la morale sa valeur inestimable.

Octobre 2005

Fraction Entité Populos.

(site http://www.aliusvox.com)

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